Là-bas, au pays des lamas
Escapade humanitaire de 6 mois en terra incognita


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voyage AFS en selva

 

 Rencontre AFS de 5 jours, et voyage a Pichanaki, petite ville de la selva centrale.

 

Chaleur, moustique et musique....25 blonds debarquent dans la ville, autant vous dire que tous les journaux en parlent.

 

 A peine sorie de la fraiche nuit passee dans le bus, accueil en fanfare, defile militaire et petit mot du maire. Nous tous, debout sur l'estrade, ne sachant trop quelle contenance avoir....

 

 

 

 

 

                   Le soir, excursion dans la selva.

1h 30 de jeep pour 15 km (d'apres les bornes), avalant la poussiere, dans la nuit tombante. Belle promenade, entasse a l'arriere ou enfin, on approche un peu + cette nature, qui s'etale avec abondance.

De ci, de la, quelques lumieres marquant la presence d'une lointaine habitation, reculees de tous.

Inimaginable pour nous. Un peu ambiance camping, avec eau courante en perdition, fenetres qui ne se ferment jamais a cause de la chaleur, et habits legers.

 

 

                On debarque a Pichakiri, un pueblito, et nous passons la nuit dans la Maison de Tarzan, une habitation de 4 etages, faite en cannes a sucre. (Et non pas en sucre de Canne comme je le croyais...)

                Un lieu de tourisme "d'aventure", ou le guide et sa famille ont prepare une petite fete, autour du feu. Le haut parleur difuse une musique gresillante, le meme qui qql instants + tot a demande a tous les gens du village de se reunir pour nous.

 

 

 Mais pour moi, une chose manque  a la fete.

 Seuls les europeens dansent avec la famille, vetue de peau de puma.

                  Curieuse, je me faufile au milieu des villageois et c'est ainsi que j'ai passe la soiree a parler avec 2 jeunes femmes, de 4a 5 ans de+ que moi, et meres depuis leur 17 ans.  La reponse a mes pourquoi et tous simplement que Tarzan (alias le guide) n'a pas invite le peuple a danser, c'est uniquement pour les touristes...ca manque un peu de partage tous ca.

               Mais comme j'ai appris a le faire maintenant, je prefere passer du temps avec les gens qui me paraissent + simple. loin de la superbe de certains de mes camarades europeenes.

            Echanger, et reflechir a une autre vision du monde, a le pourquoi de l'attrait europeen, et a comment apprivoiser la pauvrete.

 

                       Le lendemain, apres avoir visite un college (et offerts des ballons et des stylos), ou la plupart des classes sont en terre battue, nous remontons dans les jeeps pour aller s'eclabousser sous une cascade. Une demi heure de marche seulement, pour une heure de voiture (on aurait tous prefere le contraire), mais un lieu feerique, comme seule la nature nous sait offrir.

 Et retour sous la pluie, des feuilles enoOrmes sur la tete pour se proteger, les pas dans les pas du guide, tout flamme et tout humeur, sifflotant avec entrain.

 

              Dans la nuit, le retour a Pichanaki, et fete d'anniversaire d'une des chicas, dans une boite de nuit deserte, mais une ambiance festive. La danse, que se soit electro ou salsa,c'est toujours prenant. Et on commence tous a avoir le rythme, apres 3 mois passes dans un pays ou la danse est un plaisir national.

 

 

                       Enfin, le dernier jour. Ou l'on visite un autre college le matin, reparti en petit groupe. danbs le mien, 2 garcons francais et 2 belges flamandes. Premiere classe, uniquement des filles.

 

              On se presente, et depassant le rebarbatif, nous voila a chanter la Marseillaise, puis danser la Makarena, avec elles, pour qu'en echange, elles nous dansent l'Anaconda, la danse de la selva, que je ne serai decrire. Je distribue des echantillons de parfum, et comme souvent, realise des portraits de ces enfants que je trouve magnifique.

 

 

 

               Seconde classe, un peu + soft, avec cette fois ci uniquement des garcons intimides qui nous jouent quelques airs de flutes. Toujours beaucoup de photos de toutes parts, et de larges sourires...et on retourne manger notre donzella (ou poisson grille) avant d'aller visiter une....communaute ashaninka !!!!!

 

                 Une + proche de la civilisation que celle que j'avais deja visite a Satipo.

Je suis sceptique le groupe, etant la seule qui ai deja entendue parle d'eux, et nous sommes accuielli par des chants et des danses, portes par les rires des enfants qui viennent nous prendre la main. Quelqu'uns tirent a l'arc, quelques autres achetent des bijoux, et d'autres encore degustent des fruits qu'ils nous offrent avec abondance.

 

 Moi, je m'assois a cote d'une jeune femme qui joue avec sa fille sur ses genoux, et le temps file sous nos propos.

Nous echangeons en español, sur des sujets qui nous passionnent, et je commence enfin a comprendre, qu'il est possible pour eux, de vivre en cotoyant cette societe tout en gardant leurs origines.

Leurs rites, leurs coyances, leurs religions.

Leurs sourires et l'education de leurs enfants.

Les plantes curtives et la danse.

Yali me fascine, et j'aurai pu rester des heures durant, la, assise dans la terre batue, sous les manguiers, a m'impregner de ce peuple qui represente yant pour moi.

C'est indescriptible l'emotion que leur contact me procure.

 

 

 

 

 

Et c'est le coeur radieux que je m'en suis retourne, aujourd'hui, au milieu de mes cheres soeurs,

        Continuer cette aventure de chaque instant.



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Publié à 07:42, le 19/11/2008,
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                        Je m'en vais a nouveau, traverser cette chere sierra, jusqu'a Pichanaki, une petite ville de la selva, a 8h d'ici,

 proche de Satipo ou je m'etais deja rendue.

Cette fois-ci comme mon association AFS (American Field service) "Vivre sans frontiere".

C'est deja le week-end de milieu de sejour.

Je n'y crois pas mais il semblerait que pres de 3 mois se sont ecoules. Et maintenant voici venu l'heure du premier bilan.

Sur le Perou, les habitudes, les gens, et le voyage.

A travers 2 jours a Lima de reflexion puis 3 jours a Pichanaki dans la selva. Je ne sais pas vraiment ce qu'on va faire mais rien que le mot selva suffit pour m'enchanter.

Bisoux a tous,



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Publié à 07:28, le 12/11/2008, Callao
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Week-end a Tarma ou "La perle des Andes"

 

                      Petite viree de fin de semaine, grace a la fabuleuse Jacky et une de ses tantes de Lima.  Direction Tarma, une petite ville du departement de Tarma,dans la region de Junin, a un peu + de 6h de bus. Et cette fois-ci, viree de jour tres matinale, le samedi matin, pour enfin admirer pleinement le magnifique denivele qui separe Lima de la sierra. Avec notamment le col de Ticlayo et ses casi 5000 m, lieu d'intense concentration et eparpillement pour tous ceux qui ne supportent pas l'altitude.

.

 

                            Voyage de jour donc, et la haut sur l'altiplano, a 3000m d'altitude, enfin une vraie pluie comme je les aime. A savourer  les grosses gouttes ricochees sur les vitres. Car aux premieres loges, a l'avant du bus de 2 etages. Et les lacs aux eaux devenues marronatre, a cause des dechets rejettees par les mines.

                            Enfin la petite ville, (a 3050 m d'altitude)et comme toutes les petites ville de province ou je me suis rendue, un calme bienfaisant....Le grains du sablier ne s'ecoulent pas de la meme maniere, le temps de faire tellement de choses, tout en prennant le temps de les faire.(pas tres claire, mais explication temporelle...) Le soleil, le ciel bleu, et une nourriture  nourrissante, bien que j'ai pris l'habitude de manger peu quand je voyage.

 

                      Avec notamment la Pachamanca qui signifit "fait tout de terre" du quechua pacha (terre) et manca (marmite), Ce plat est cuisine dans un trou dans la terre chauffe par des pierres brulantes, venant du feu. On y trouve différentes viandes (telle que le porc,  le poulet et l'agneau_parfois le cuy ou cochon d'inde_et jusqu'a 7 sortes) des types de haricots, des pommes de terre, des “camotes” (sorte de patates douces), du choclo ou mais,  des “humitas” douces (plat à base de maïs et de piment enveloppé dans une feuille de maïs) et le tout dans le trou couvert de feuilles de banes pour garder la chaleur.

C'est delicieux mais bien bourratif...

 

                         A Tarma donc, fete de famille,  avec les tios (oncles), les tias (tantes)...certains aussi venu de loin, parce qu'ici, un anniversaire sa se fete avec intensite. C'etait celui de la tia maitresse de maison et autant vous dire qu'ils avaient tous la peche...car cette petite fete arrosee de cerveza (ou biere du pays) et ryhmee par le son du huayno et de la cumbia, s'est terminee aux premieres lueures du jour, sans interruption de ses danses ou il faut deployer une energie incroyable et qui sont bien difficile pour nous, pauvres europeens. Faut dire qu'on peut pas dire qu'on est la culture de la danse...

                        

                        Ce matin le retour a Callao, apres un bus qui est tombe 3 fois en panne durant le retour de nuit. Encore une fois bien fatiguee mais pleine de joie et de souvenirs.  Cet accueil chaleureux de tous les membres de la famille, et la patience de m'apprendre a danser. Toutes ces questions et comparaisons sur les coutumes de nos 2 pays. Ce fileur de tapis au talent incroyable et qui vend ses heures de travail pour queques centin¡mes d'euro. Avec dans mes poches 2 numeros de telephones si jamais je peux les aider a l'exportation a l'etranger...

 

 

                         Et sur l'air de Muñeca sally, cantera peruana, je vous donne a tous le bonjour. Nous etrangers, on represente bien + que ce que l'on voudrait dans les yeux des gens. Et quand on fonde des espoirs en moi, je me sens toute petite, petite...



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Publié à 06:01, le 10/11/2008, Callao
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Vannée mais la sensation heureuse d’être utile.

 J’enchaine les heures sup’ pour préparer les élèves qui désirent passer le DELF, qui est un diplôme décerné par l’alliance française, a équivalence internationale.

 Préparer le cours, et se trouver devant le tableau, face a tous ces élèves, intéressés souvent, mais dissipés et bouillonnant de cette énergie qu’il est difficile de garder muette.

 

Et a quel point je me vois en eux, et je ris avec eux, de ces fautes que je fais en espagnole et qui leur paraissent énorme. ¿Mais pourquoi aussi faut-il qu’il y ait 2 verbes en espagnol pour traduire notre simple verbe être ??

Et tout en leur enseignant, je sais oh combien c’est difficile d’apprendre une langue, qui + est en cours, ou moi-même j’ai tant galéré…

Avec certains élèves, cela se relève un véritable défi que de leur apprendre un minimum de français en 2 semaines, alors que depuis 2 ans qu’ils sont censés étudier, ils n’ont jamais ouvert leur livre. Mais soudain, en réveil.

Et français intensif pour quand ayant leur examen, ils prennent confiance en eux.

Ou cette chica, tan linda, a qui je fais pratiquer l’oral pendant la récré, parce qu’elle ne peut rester au cours du soir, devant rentrer aider sa maman enceinte.

Et tant d’autres encore, avec qui petit a petit, j’apprend a enseigner, a écouter.

Parce qu’ils m’apprennent tellement !!

 Et la peine quand on arrive pas a faire passer le message.

Et la fatigue, quand on arrive pas a se faire écouter. (Heureusement peu souvent).

Et le fou rire en corrigeant les copies (parce que cette semaine il y a aussi une moOontagne de copies, a cause d’un examen a tous le collège, pour évaluer le niveau. Ici, il y a souvent des concours ou des examens. Ils aiment bien se réunir et primer pour une raison ou une autre, faire passer les élèves sur le podium…) en voyant ceux qu’ils peuvent écrire….

Confusion entre « j’aime les frites » qui devient « j’ai la frite »…

 

Enfin, un mot sur les élections américaines et peut être la promesse d’un leader un peu + fraternelle, un peu + écologiste, un peu + a l’écoute….

on peut toujours rêver…

Car a entendre les gens parler ici sur l’environnement, sur le fracas sans appel qui nous attend c’est un peu déprimant.

 Surtout, quand dans la vie ici, aucune action concrète n’est entreprise et qu’il y a tellement mais tellement de pollution. Tellement mais tellement de pauvreté.

Et bien du racisme entre les péruviens eux-mêmes.

 

Sur ce mot, qui se veut positif, bonne nuit a tous !!

(photo d'un festival folklorique ou j'ai ete dimanche. Ici, danse autour du drapeau nationale, du departement de Huanvelica)



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Publié à 10:08, le 5/11/2008, Callao
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__La musica_

 

                   Un petit air et l'envie irresistible de se laisser porter, danser, vibrer au rythme de la musique. Je decouvre des genres fabuleux, et c'est l'occasion de vous les presenter tres sommairement.

 

                  Si la musique péruvienne ne ressemble à aucune autre d'Amérique du Sud, c'est parce qu'il s'y mêle la triste mélancolie des andins, avec l'utilisation notamment de la quena / kena, ou flûte des Andes, qui est une flûte droite de 5 a 7 trous, d'ou les sons ne sortent pas du 1e coup (j'en fais l'experience...).Le folklore du pays a aussi intégré les traditions des immigrants espagnols mais surtout celles des africains. Ainsi le fruit du mélange entre l'Occident et les Andes donne + de 1300 genres musicaux, rien qu'au Perou!!.

                          Il existe aussi un instrument originaire du Pérou  le Cajón, que l'on peut traduire par une  caisse, utilisée par les Afro-Péruviens. Il se présente comme une boîte rectangulaire creuse avec un orifice circulaire sur une de ses faces. Le joueur de cajón s'assied dessus et commence à le frapper de façon à obtenir une percussion rapide et rythmée. La musique afro-peruvienne que l'on qualifit de Creole se joue toujours avec de la guitare et du cajon. Les airs les + celebres sont notamment "cholo soy" (cholo designe de maniere pejorative les gens de peau + foncee) ou "Mal paso".

              

                     Sinon, le principal genre musical de la montagne est le Huayno qui est à la fois une musique et une danse populaires typique du Pérou qui remonte à l'époque pré-colombienne.  Elle est très présente dans la Sierra avec des variantes selon les régions. Souvent joué lors de fêtes, carnavals ou mariages, un groupe se compose de plusieurs musiciens avec accordéons, guitares, harpe, saxophone, cuivres ou violon. Le huayno chante l'amour, l'amitié, les rires et les peines et aussi la fête. C'est egalemment l'occasion d'admirer le travail d'extrême finesse de la plupart des costumes folkloriques qui sont assez impressionnant. Les exemples les + connus sont "El Cóndor Pasa"et "Vírgenes del Sol" .

 

                      Enfin, il existe egalemment la musique de la selva, tres rythme mais que je ne connais pas encore tres bien. A tous, je conseille le site www.bateriafina.biz qui propose pleins de musiques peruviennes differentes de tous les genres a ecouter. Parce qu'ci, la musique et la danse sont aussi necessaire que l'air que l'on respire. Et je ne vous ai pas parler de la cumbia, qui resonne a chaque piste de radio gresillant. Imposssible de se deplacer sans  entendre quelques accords trepidants. Autant vous dire que la danse est + crevante mais tellement geniale. Ah quel dommage qu'en France, on apprenne pas les danses de nos bonnes vieilles regions comme ici!!!



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Publié à 06:13, le 1/11/2008, Callao
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Dernieres nouvelles d'octobre...

                     

                         Voila les photos tant attendue de l'uniforme, mais lo siento, si je n'ai

 pas de photo sur moi, c'est que c'est

sacrement difficile de prendre des

 photos de soi de loin...

Les jours et les cours s'enchainent.

                  Cette semaine, je me

suis rendue durant 3 jours a des

 cours du soir, a l'universite

 pour un programme special sur le

rayonnement de l'art dans le monde.

Mes 1e cours a la fac de toda mi vida!!!

Quelle emotion!!

(je vois de loin vos sourires ironiques

mais permettez je vous pris

cet elan d'emotion traduisant ma joie

d'apprendre et d'etre presque capable de

suivre des conferences uniquement

 en espagnol.)

 

 

 

 

 

 

                     

                             Et mardi, procession du Señor de

los Milagros ou Seigneur des Miracles, des

milliers de personnes dans les rues, a suivre la

 procession la + celebree au Perou.

 Imaginez, une copie de la peinture sur un brancart,

chahutee au milieu d'une foule + que dense,

avec au moins 30 pretres, et un nombre

 incroyable de devotos. Ceux sont des gens

qui promettent de donner leur vie au seigneur

des Miracles, c'est a dire, prier tous les jours

 pour et par lui, et aller durant le mois d'octobre,

a la messe tous les jours.  

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                           Car cette peinture murale, que l'on attribue a un esclave

 noir, est fetee durant un mois, et particulierement

le 18 et le 28 octobre. Cette tradition de pres de

4 siecles est du a l'infaillibilite de cette peinture

murale, ayant resiste a tous les seismes

(alors que l'eglise ou elle avait ete peinte fut

 entierement detruite 2 fois), et a qui on attribue

de nombreux miracles, notamment celui de faire

 cesser les tremblements de terre.

Mardi donc, messe et procession a 6h du mat'

pour arriver a l'heure en cours....

 

 

               

 

 

 

 

                   Jeudi, el dia del paseo, c'est a dire, le jour de la promenade annuelle du college.

Parents, profs et eleves, se sont rendues dans un Club (sorte de parc) ou il est possible

 enfin de respirer un peu d'air pur....Pour tous, c'sest LA sortie loin de lima.

                  Pour moi, c'est une sortie, a 1h 30 du college (embouteillage et conduite

de folie), ou c'est encore la ville, ou l'air est toujours aussi gris et ou il y a encore +

de monde que d'habitude...

 

                 Car 27 bus, soit 1070 personnes rien que du college....et 4 colleges

en un parc d'un hectare, ou certe il y oh chance, un peu d'herbes et d'arbres,

mais en meme temps un tel grouillement de gens, un tel brouhas

de voix, que.....je ne sais que penser. Au centre, une piscine.

Autour des milliers de jeunes, pour qui la concurence de drague

est rude, en tenue de plage.

Impression d'avoir l'occasion d'etudier une colonnie de manchots

sur un ilot, sauf  que l'eau est d'une couleur + qu'anormale....

 JOurnee de sortie, ou j'ai une fois encore,

eut l'occasion d'etudier les habitudes made in Peru,

 etonnantes et divertissantes.

               

   Oups, j'ai pas vu l'heure, je file en cours, inculquee quelques coutumes bien franchouillardes,

et il ne vous reste +qu'a m'envoyer quelques idees et recettes, a faire ensuite partager....

 



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Publié à 07:53, le 31/10/2008, Callao
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Week-end en famille

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De gauche a droite :                                                                                                                   A la Plaza Mayor de Lima

Corina (soeur a Dany), la mama, Yolanda, Ricardo y Pamela

(la filleule de dany et marraine de Benoit)

 

 

                        Page un peu speciale, ou je parle de famille.

C'est-à-dire, pour etre simple, que comme Severine, une

cousine a maman s’est mariee avec un peruvien Dany, qui

etudiait en France, et que comme il a toute sa famille au

Perou, et bien j’ai été invite a passer le week’end, dans la

maison d’une de ses sœurs qui habite sur Lima Corine.

                   Week-end tres sympatique ou j’ai rencontre

 leurs filles de 18 et 23 ans, et qui s’est conclut par

une p’tite promenade dans le centre de la capitale ou

il y a foule le dimanche, a travers la visite d’un

musee et des  dedales des catacombes ou gisent

pres de 25000 squelettes.

 

                    Mais ce n’est pas cela qui m’a le +

impressionne, mais  plutôt les paroles du guide, quand

il nous a montre un trou de 10 m rempli de cranes

servant a canaliser les ondes des tremblements de

terre, très violent a cet endroit…d’un coup comme

une onde de choc est passe sur le groupe, mais

 impossible de se precipiter vers la sortie, car

 meme dans le fin fond des catacombes il y a

des bouchons,

a cause du nombre impressionnant de touristes.



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Publié à 09:42, le 27/10/2008, Lima
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hey Callao!!

 

Les cours ont repris alors que pour vous, les vacs arrivent. Ici,  les expéditions avec les sœurs sont tjr un régal, convoi de caddie de PQ pour approvisionner le collège (5 caddies pour 3 personnes , a a a la queue leuleu...), prise d’assaut d’un bus par + de 10 soeurs (seul moyen de transport) et demandes du chauffeur de bénir son engin… Bien sur au milieu d'elles, je suis regardee ++. Et c'est dur de se retenir de rire face a de telles situations , quand les regards vous devisagent.

 En cours, comme je ne connais pas encore bien tous les eleves, ils en profitent. Je me retrouve souvent avec + de garcons que je devrais avoir sur les bancs de ma classe, et tous complices, je ne sais pas lesquels sont les infiltres.

 

Cela me fait beaucoup rire, a partir du moment ou je me fais respecter.(et c'est le cas parce que pour eux, je parais + que 18 ans, et que non on se sert pas du portable en cours et que si on ecoute pas, on se retrouve oblige a parler en francais, et que c'est trop la honte parce que la prononciation du francais c'est trop difficile!!!!)

Encore une fois se retenir de rire, quand ils se raclent la gorge en tentant de prononcer le R, en se declenchant des quintes de toux. Si bien que + d'une fois j'ai cru qu'ils aillaient me vomir sur le bureau...

Donc en general, j'aime le contact avec les eleves et si je vois que je ne me fais pas comprendre (comment expliquer les articles de , un… quand c’est instinctif ?) je reflechie jusqu'a trouver  des manières + attractives de faire passer le message. 

 

 

Sinon en bref, je tente désespérément de me passer de boules quies que j’use depuis le debut parce que j’ai peur de me les coincer a force, mais c'est que c'est dur de ne pas se reveiller avec les avions qui decollent toutes les heures. Le bruit parfois est si fort que je fais pas la difference entre eux et les tremblements de terre.

 Pour moi, tout tremble de la mm manière…mais comme j’ai la sale manie de tjr etre au toilette quand y’en a un important, ils ne m’effraient pas….Meme quand ils sont de 4 sur l'echelle...

    ......Gros bisouXXX a tous, bon anniversaire a DyGoun et aux millavoises delirees (mm si je me rapelle + la date precise)

                                                                                                          Nais



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Publié à 05:41, le 23/10/2008, Callao
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Ashaninkas ou "ceux qui sont des hommes"

18/10

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jour de haute importance :

       -Envolee d'Harfy (alias la couz' Mymy) pour 9 mois en Ukraine.

       -Fiesta du Señor de los Milagros, dans tous le Perou, avec moults processions en blanc

et violet, et parterre recouvert de dessins faits a bases de sciures teintes.

       -2e jour de mon periple a Satipo en selva centrale....et visite d'une communautee Ashaninka,

la Communidad Nativa del Rio Bertha. Il y a environ 60 communautes au Perou et 35000 hommes

 que l'on peut diviser en 3 types:

                       -Ceux qui sont en contact avec la "civilisation" et qui gardent difficilement leurs

racines et que le gouvernement tente d'alphabetiser et d'aider a sa maniere.

                       -Ceux qui connaissent la "civilisation" mais la refusent et s'effoncent dans la selva

a la recherche de lieux caches pour vivre de maniere ancestrale. Parallelement certains d'entre

eux partent  etudier et reviennent ensuite enseigner au sein de leur communaute, dans leur langue.

Une maniere de pouvoir garder leur autonomie face au monde, et de pouvoir defendre et

preserver leur droit. Ceux sont les "Isoles Volontaires".

                       -Et enfin ceux qui pour l'heure n'ont quasiment pas eut de contact avec le monde

 exterieur et qu'il faut proteger des compagnies de petrole, en + de la deforestation.

 

 

                

 

     Avec Patty et sa famille nous avons

ete visite une communaute a 20 min de Satipo,

d'environ 25 "casas"

(maisons) et qui fait partie des 1e citees.

j'ai eut du mal a me situer vis a vis d'eux au debut,

tellement surprise et fascinee a la fois.

Ils sont catholiques et quand on leur demande

qu''etaient-ils avant, ils repondent "catholique".

Ou sont passees les esprits de la foret?

 

 

 

La question de l'evangelisation des peuples

dit primitifs me laisse songeuse....n'est-ce pas

 plutot un facteur de leur perte d'identite? Le

 village fait de maisons de bois et de toits

 de feuillages comprend donc une eglise

et une ecole...ou les cours sont donnes

uniquement en espagnol.

 

 

 

 

 

                   Nous avons bien echange avec les mamans (car tous les habitants

 connaissent l'espagnol), qui nous ont dit leur peine de voir leurs enfants

 refuser d'apprendre l'Ashaninka. Pour ces jeunes, leur racine est un

fardeau et ils n'ont qu'une envie : partir.

 

                  ...Surtout quand ils voient les moto taxi deposes des touristes,

camera a la main. J'ai ete tres gene au debut d'arriver pour "visiter"

ce peuple et la gene des femmes se sentaient egalemment. Mais apres

avoir parle avec elle, avoir rit et but TOUS le masato (yuca et camote piles

 et fermentes, offert en guise de bienvenue dans une enorme calebasse)

 Epreuve incontournable pour ne pas les frustrer, la conversation se fit + naturelle.

 

                 Nous avons deambuler dans le village et j'ai ecoute, regarde et

fascine ces femmes d'1m40 (leur taille naturelle) cueillir et expliquer plantes

medicinales et aromatiques, a travers un paysage luxuriant. Ayant explique mon

admiration pour ce peuple, elles m'ont vetues de leur cushma (de peau, perles

 et os) et l'une d'elles, que j'amusais beaucoup m'a pris la main pour danser au

son de sa voix aigrelette.

 

             Nous avons beaucoup rit, et quand nous avons du partir, les bras

charges de fruits offerts, c'est en riant qu'elles m'ont dit de revenir pour

apprendre leur langue, marcher pieds nus et amener mon abuelito (grand pere)...

 

 

                     Je revois leurs yeux rieurs et ne peut m'empecher d'espere retourner

 a une communaute. Mais pour + de temps.... Ce que j'y ai vu et compris me fait

beaucoup reflechir. Je sais qu'un jour j'ai reve d'etre professeur dans une de leur

communaute, mais je sais aujourd'hui que cela n'est pas mon destin.

 Pour autant j'aimerai partager avec eux sans leur nuire et + tard, a ma

maniere defendre leurs droits.

 

Ecrivains, metteur en scene ou je ne sais quoi,

mais cette experience me suivra...

...



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Publié à 09:28, le 19/10/2008, Satipo
Mots clefs : ashaninka

escapade en selva....

                                                                                               Oui, j'ai eut la chance incroyable de partir 3 jours, dans une petite ville de la selva central, Satipo, avec une prof de francais du college, Patty, son mari et ses 2 enfants de 3 et 6 ans.

 

                     9h de bus et tous dans un etat comateux et nauseeux car pour se rendre dans la selva, il faut passer par les hauteurs de la sierra, et ses pics vertigineux.... Enfin arrivee dans le brouillard matinal quotidien et pour se remettre du tumultueux voyage, un bon boiuillon de poulet en guise de dejeuner...

 

                      Le soleil se leve, en meme temps qu'une humidite constante, quasi irrespirable, voila les delices du climat tropical. Baignade dans le rio ou seuls les touristes (quasi inexistant)se baignent en bikini. Ici, tous le monde se jette a l'eau tel quel, cela permet de laver le linge en meme temps... Detour au zoo, "oh le beau toucan!" "oh l'etrange buho!" "oh l'enooorme anaconda dans une cage toute fragile!!!"...

 

                        Entre dense vegetation et lourde chaleur, entre doncella (poisson) grillee et yuca (sorte de patates douces mais tellement bon!) frites...les 2 journees ont filees, et de retour a Callao les bras charges de fruits a offrir pour les Soeurs, je prend le temps de souffler un peu, avant de rattaquer demain.



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Publié à 09:01, le 19/10/2008, Satipo
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                    Puis mon retour le 13-10 dans le college, en vacance pour une semaine, et qui fetait l'anniversaire de naissance de la fondatrice de l'ordre religeux Marie Poussepin (une francaise du XVIII), avec degustation de petits gateaux en forme et en pate d'hostie, fourres au lait concentre....une specialite de cOlombie parait-il...

                    Et la naissance de 10 chiots en + des 5 chatons de la semaine passee. C'est l'arche de Noe dans la cour, qui remplace momentanement les cris des enfants en vacance. Et soudain ce matin, alors que j'etais en train d'aider le secretariat a trier d'antiques paperasses, une invitation. Quelques palabres, explications et bien sur que j'accepte!!!

 

                     Et je m'en vais ce soir...........dans la selva!!!!!!!!

                  9h de route, et 2 jours en famille a Satipo, departement de Junin. Avec patty, une prof du francais du lycee, d'a peine 30 ans, son mari et ses 2 niños.

                     Satapo est situe en "Ceja de selva", ou "le sourcil de la selva" car c'est a la fois montagne et selva, situe a 500m d'altitude. A cette epoque, il parait qu'il faut chaud et c'est avant la saison des pluies de novembre-decembre. Je ne sais les paysages qui m'attendent mais cette sortie me remplit d'alegresse car je m'en vais en pays Ashaninka...une tribu d'Amazonie qui me fait rever depuis mon enfance a travers les livres de Jeromine Pasteur.

                 Alors mystere sur le futur, je finis de laver mon linge et embarque pour une nuit de +, sur les routes....

 



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Publié à 02:07, le 15/10/2008, Callao
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Voila, Cerro de Pasco c'est termine

Retour a la maison avec un acceuil des + chaleureux par les Hermanas.

Et cette ultime photo comme remerciement a Jacky et a sa mama qui m'ont accueillit avec tant de generosite.

 

 

Dans ce pays ou le froid est omnipresent et ou vivre devient un defi,

Ou avec  l'altitude, tous se fait avec lenteur et rien que faire ses lacets demande du souffle,

Ou si l'on veut vivre + de 40 printemps, il faut mieux filer sans inhaler,

Ou la mine mange la ville un peu + chaque annee

(j'ai reellement compris le phenomene sur place,  au 1e temps fut la mine souterraine, puis se construisit la ville autour. L'argent etant l'appat irremplacable de l'homme, les ingenieurs se sont rendus compte qu'une mine a ciel ouvert permettait + d'extraction, donc rapporte +.

 

                    Aujourd'hui, il y a un trou enorme qui descend a des profondeurs vertigineuses au centre de la dite ville. Et chaque annee, la mine achete un peu + de terrains qui la borde pour s'aggrandir. Et chaque annee, des maisons, puis des edifices puis des eglises disparaissent pour le profit.)

 

Dans ce lieu donc, j'ai put partager le quotidien d'une famille durant 3 jours.

J'ai put admirer l'altiplano (voir le dossier  photo) et ses troupeaux,

et me baigner dans les eaux thermales du village de  Huanyanca, a 1000m de moins.

 

Une experience formidable qui fait reflechir sur notre mode de vie quotidien de bons europeens...

 

 

(/Et une question ouverte : est-ce que quelqu'un sait de quelle maniere des jeunes etrangers peuvent obtenir des bourses pour venir etudier un an en France, a l'universite??)



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Publié à 01:41, le 15/10/2008, Cerro de Pasco
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Une bouffee d'oxygene

 

Loin de la ville, et de ses dangers,

quel plaisir que d'etre dans la sierra!!!

Cerro de Pasco, 60000 habitants dont une majorite de mineurs,

 4328 m d'altitude, un froid intense

et  accueillit au coeur d'une famille avec un coeur grand comme ca00000000000000

Je vis un reve eveille, parce qu'ici, oui, vraiment, c'est le Perou!!

Je survie a l'altitude avec beaucoup de chance et c'est + le le froid qui m'affecte car ici, le chauffage n'existe pas.

On vit en permanence avec des couches d'habits, danse pour ne pas finir les pieds congeles

et se laver devient un veritable defi. (Et encore, j'ai de la chance parce que la maison beneficit d'eau courante...)

Je vous laisse le coeur remplit d'alegresse, et merci pour votre presence et votre soutient,

que le bonheur que je vis puisse se diluer pour chacun d'entre vous...

 

                                                                               Nyala, qui hier, sur l'altiplano,  fut reellement au pays des lamas, mais ceci est  une autre histoire, que je vous conterais + tard...



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Publié à 11:55, le 13/10/2008, Cerro de Pasco
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Bric a brac

 

Ben voila, c'est pas toujours facile

Et aujourd'hui, je suis fatiguee.

Fatiguee des classes, d'ecouter, de traduire

Et triste de voir qu'on ne peut interesser tous les jeunes,

qu'il y aura toujours des differences de niveau, d'ecoute et de comprehension 

Alors j'ai envie de rien, juste me pelotonner sous ma couette,

et ecouter de la musique francaise, et puis divaguee,

et se vider de paroles.

 

Et pourtant, je sais que la vie est un cadeau

mais ces petits instants entre deux, flottant d'une ecume a une autre sont parfois necessaires .

Pour rebondir d'une vague a une autre,

se recentrer un peu sur soi avant de s'elancer a nouveau.

 

Parce que je vis des choses magnifiques mais que la France c'est la France,

et que j'ai trop d'attache la-bas pour qu'elle ne me manque pas parfois...

Mais quand les enfants me demandent, ma reponse spontanee est que ben oui, j'aime autant la France que le Perou,

Et je m'emerveille toujours autant,

Et je me remplis de toutes ces sensations, de ces idees, de ces couleurs et de ces mots,

et que je veux m'en servir + tard,

Parce que je me regale d'apprendre a connaitre les soeurs tout en cuisinant de nouvelles saveurs et sifflotant d'etranges airs du bout de ma kena,

Parce que j'ai visite une universite tellement immense, que j'y ai lu la promesse d'un chemin vers le progres pour ce pays, en parallele du mien vers les etudes,

 

Et parce que tout ce melange,

que les mots n'ont de sens que celui qu'on leur donne

 et que le flot aerien de la pensee ne peut se traduire,

Je m'en retourne a ce qui m'attend ici

Tout en vous saluant bien bas.

 

 

(Image prise dans une des salles des ateliers artiques de l'universite

et qui traduit bien, l'incandescence d'un instant

fige dans l'eternite de l'avant)

 

 



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Publié à 05:17, le 9/10/2008, Callao
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Classe avec les primaires

             

                   Ces 2 derniers jours, j'ai rendu visite a des classes de primaire. L'approche est assez differente avec les niños (enfants) qu'avec les chicos (adolescents). A chaque fois que je me suis rendue dans de nouvelles classe, je fus accueillit par des vagues hurlantes de niños, tous desireux de m'approcher, me toucher (oui, moi serree contre le tableau, terrassee, et incapable de bouger sans l'aide des auxiliaires, plutot comique, je l'avoue...), et de me parler. Quitte a m'inviter chez soi pour que les parents puissent me voir.

 

               Alors il y a eut de tous. Le pire fut une classe tellement exitee que j'ai a peine put ouvrir la bouche de toute l'heure, et qu'en fin de compte, on (je dis on parce qu'avec des classes de - de 10 ans, je vais avec un autre prof) les a lache dans la cour. Et je suis repartie, les bras a tel point charge de papiers que j'avais du mal a voir devant moi.

Quelle meveilleuse invention que l'eventail en papier!! J'en ai casi une trentaine dans ma chambre...J'ai meme une jupe faite d'eventail de toutes les couleurs, j'avoue que je ne l'ai pas encore essaye...

 

                    Et puis il y a les dessins, entre les princesses et les dinosaures mon coeur balance...

 

                 Et enfin les lettres. Certaines sont tellement touchantes que je ne resiste pas a vous faire partager certains textes(au risque peut ete d'user de votre patience...mais certains pourront travailler leur espagnol ;-)))

"Bienvenida al Peru !!"

"Me alegre que tu vengas a ni salon visitarme" =Cela me fait tres plaisir que tu viennes dans ma classe me voir.

"Gracias por enseñarnos"= Merci de venir nous fair cours.

"Que dios te bendigas a tu familia y cuando vayas"= Que dieu benisse ta famille et qu'elle vienne ici.

Et pour vous tous qui lisez ce blog: "Muchos besos para todos los franceses"= Gros bisouux a tous les francais....

                             

                            Voila, c'est plutot sympatique non?...Mais oh combien epuisant! Desormais, j'ai un jour par semaine dans les classes de primaire. Et certaines classes connaissent + de choses que celles de secondaire. Et demain, le 08-10 donc, est un jour ferie au perou, en souvenir  de la bataille d'Angamos (combat marin entre Peru et Chile), repos !!

                             

                       Juste avant de finir cet article et de vous souhaiter bonne nuit, (car a l'heure ou j'ecris, vous etes tous plonges dans un profond sommeil) je veux faire un bisoux particulier a la famille Gerrer tjr au RDV et a la niña et au chico auxquels je pense en ecrivant ces mots. Et qu'ils apprennent bien les langues!!

"



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Publié à 09:20, le 7/10/2008, Callao
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Le reste du temps

                       

                      On finit les cours a 15h. Ensuite, enfin, on passe a table! Inutile de preciser qu'il est difficile de ne pas grignoter entre les repas a ce rythme...Puis, petits temps de repos pour lire et vaquer a ces occupations : faire la lessive (a la main) par exemple...

 

                        En general, un jour sur 2 je sors l'apres-midi. Que se soit pour accompagne pour aller faire des achats, se rendre au gymnasio afin de pratiquer du sport intensif en compagnie d'autres profs, ou bien aller decouvrir un peu + cette ville immense qu'est Lima. Sachant que rien que le fait de prendre le bus est une aventure ici.

 

                          La derniere fois, brassee et secouee par la conduite + que sportive et l'etroitesse de l'allee ou il fallait se tenir debout, en rang, serre : je me suis faufilee a cote du chauffeur, ou il y avait une vaste plate forme terreuse. Je m'assoit donc a meme le sol, sur un petit bout de papier journal degotte et peut ainsi reprende mon souffle en contemplant la dense circulation de l'avenue, quand soudain je sens une douce chaleur irradiee du sol....je suis en faite assise sur le moteur! Qui est un peu en surchauffe...

 

 

                        Ces engins roulant par je ne sais quel miracle sont rafistoles de toutes parts, et il arrive souvent de voir des bus arretes sur le bas cote, ou meme caller en plein milieu de la route, avec le chauffeur la tete sous le capot. Mais toujours le bus redemarre, pour quelques km de +...

 

 

 

 

Voici une image du lieu ou je vis, la maison rouge est mon petit appartement.

Un mur d'enceine est autour des edifices du college (dont mon appartement) et derriere se trouve la ville.

C'est une certaine securite car cette zone est peu frequentable.

 

Et devant, les jeux des enfants.



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Publié à 04:41, le 5/10/2008, Callao
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En tant que prof...

                    Aie, aie, aie, presque une semaine que je n'ai pas donne de nouvelles...

 

C'est que tout va bien. J'ai reussit a trouver un certain rythme dans mes cours et m'habitue d'avoir en permanence de la craie  partout. Un exemple type de ce que je fais...une fois que la porte se referme :

 

                       -D'abord je demande a la classe de donner la date du jour, selon sa capacite a la dire j'evalue le niveau. Il y a des groupes de vraiment tres faible niveau ...

                         -Ensuite, je debute sur un sujet : la localisation dans l'espace, la presentation prsonnelle, les loisirs...

                      -Je donne du vocabulaire, et parle un peu de grammaire. (Je dis bien un peu parce que c'est pas mon fort non +...) en accompagnant d'exemples concrets et precis. Je m'amuse souvent a dessiner, parfois a mimer.

                     -Puis j'essaye de les faire un peu parler, tous sans exception,  de travailler la prononciation. Et de leur accorder un large temps de parole, de repondre a leurs questions. En general, ils me parlent en espagnol et je leur repond en francais.

                     -Enfin, je parle de la France, des habitudes, des jeunes...en comparant a ici. Cela m'oblige a reflechir sur mes origines et c'est une demarche interessante que de tenter de comprendre le pourquoi de comment fonctionne la France. 

            

                    En general, les gens sont surpris de savoir que non, les francais n'idolatrent pas Carla Bruni ; que non Celine Dion n'est pas la chanteuse la plus celebre et que oui, le Pee Noel descend par la cheminee, mais que dans la cheminee...ben y'a du feu. Et de partir sur des explications afin d'expliquer la sensation que peut procurer la neige qui fond au creux de la main. Car ici, il n'y a pas de chauffage (donc pas de cheminee), a quoi cela servirait? Et pour voir de la neige, il faut aller dans la Cordillere, mais les gens n'ont pas les moyens de voyager.

 

                Alors je me plais a parler avec les jeunes et comme j'ai des petits groupes, j'arrive a me faire ecouter facilement. Ceux qui viennent sont ceux qiu on reellement envie d'apprendre. Ainsi passent les heures, puis les jours...



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Publié à 03:48, le 5/10/2008, Callao
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cerro de pasco

Cerro de Pasco est une ville du Pérou. C'est la capitale de la région de Pasco. C' est la ville la plus haute du monde (4380 metres d' altitude), et la temperature moyenne y est de 4 degrés C.

 

Voila ce qu'on se trouve sur wikipedia,

sur ceux j'y file pour 3 jours,

depart ce soir a 23h,

arrivee 4h du mat'

dans la famille de Jacqueline,

amie, auxiliaire maternelle et prof de francais.

Encore une nuit dans le froid intense des bus,

mais c'est parce que l'impossible n'existe pas que certains decrochent les etoiles.

Pensees a tous y bisOuxX tres fOrts....



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Publié à 01:33, le 5/10/2008,
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Halte de 2 jours dans la ville coloniale

 

                               Arequipa, belle ville plutot propre et verdoyante (du a sa situation dans une vallee fertile du desert cotier) semblable aux villes espagnoles, avec des couleurs vives, des palmiers et des arcades. Je m'y suis plu mais j'avoue qu'apres Cuzco et puno, c'est difficile de trouver mieux. Le retour s'est bien passe. 15h de bus...mais comme les bus sont confortables et que la majorite de la route se fait la nuit, c'est supportable.

 

                Ce periple fut une veritable chance. Que de merveilles vues et visites! J'ai egalemment appris a me situer au mlieu de groupes de jeunes comme d'adultes. Ah les passionnantes conversations des profs, a propos des eleves et  de leurs amours!! 

 

                Je me suis egalemment rendue compte de l'inexactitude totale des peruviens : combien d'heures passe a attendre l'arrivee soit des profs, soit des eleves, au point de rendez-vous!!! Une fois que j'ai eut compris qu'un RDV a 6h signifiait a 7H30, j'ai su profiter de ces laps de temps pour visiter...ou pour dormir! (Le voyage fut tres crevant:)

 

               

                   Au cours du voyage, je me suis rendue compte a quel point la montagne me manquait a Callao et je n'ai qu'une hate, l'approcher de + pres. Car on n'echappe pas aux merveilles de la sierra. Et comme l'altitude ne me rend pas malade, autant en profite.  

         

                  A ce propos, je vais peut etre partir 3 jours a Cerro de Pasco (du 10 au 13 octobre), vous savez cette ville a 4380 metres d'altitude....En compagnie de jacqueline qui va visiter sa famille. Mais, je donnerais + de details si j'y vais...

A +.



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Publié à 12:52, le 29/09/2008, Arequipa
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-----Una de las Maravillosas del mundo--------

 

On y croit pas mais pourtant j'y suis...........

           Oui Machu Picchu, le legendaire avec ses 2400 m, ses touristes et ses moustiques. Ses heures d'attente, le bus-le train-le bus et un prix plutot colossal pour arrver la. A Machu Picchu. Orgueil du perou et une des 7 nouvelles merveilles du monde.

          Et bien j'ai vu, j'ai savoure, et j'ai ecoute le vent dans les ramures du Chemin de l'Inca. Et malgre tous ce que l'on m'avait dit, ce fut + fort encore. Un instant hors du temps. Plus proche encore du mysticisme inca.



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Publié à 06:17, le 28/09/2008, Machu Picchu
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