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Vannée mais la sensation heureuse d’être utile.
J’enchaine les heures sup’ pour préparer les élèves qui désirent passer le DELF, qui est un diplôme décerné par l’alliance française, a équivalence internationale.
Préparer le cours, et se trouver devant le tableau, face a tous ces élèves, intéressés souvent, mais dissipés et bouillonnant de cette énergie qu’il est difficile de garder muette.
Et a quel point je me vois en eux, et je ris avec eux, de ces fautes que je fais en espagnole et qui leur paraissent énorme. ¿Mais pourquoi aussi faut-il qu’il y ait 2 verbes en espagnol pour traduire notre simple verbe être ??
Et tout en leur enseignant, je sais oh combien c’est difficile d’apprendre une langue, qui + est en cours, ou moi-même j’ai tant galéré…
Avec certains élèves, cela se relève un véritable défi que de leur apprendre un minimum de français en 2 semaines, alors que depuis 2 ans qu’ils sont censés étudier, ils n’ont jamais ouvert leur livre. Mais soudain, en réveil.
Et français intensif pour quand ayant leur examen, ils prennent confiance en eux.
Ou cette chica, tan linda, a qui je fais pratiquer l’oral pendant la récré, parce qu’elle ne peut rester au cours du soir, devant rentrer aider sa maman enceinte.
Et tant d’autres encore, avec qui petit a petit, j’apprend a enseigner, a écouter.
Parce qu’ils m’apprennent tellement !!
Et la peine quand on arrive pas a faire passer le message.
Et la fatigue, quand on arrive pas a se faire écouter. (Heureusement peu souvent).
Et le fou rire en corrigeant les copies (parce que cette semaine il y a aussi une moOontagne de copies, a cause d’un examen a tous le collège, pour évaluer le niveau. Ici, il y a souvent des concours ou des examens. Ils aiment bien se réunir et primer pour une raison ou une autre, faire passer les élèves sur le podium…) en voyant ceux qu’ils peuvent écrire….
Confusion entre « j’aime les frites » qui devient « j’ai la frite »…
Enfin, un mot sur les élections américaines et peut être la promesse d’un leader un peu + fraternelle, un peu + écologiste, un peu + a l’écoute….
on peut toujours rêver…
Car a entendre les gens parler ici sur l’environnement, sur le fracas sans appel qui nous attend c’est un peu déprimant.
Surtout, quand dans la vie ici, aucune action concrète n’est entreprise et qu’il y a tellement mais tellement de pollution. Tellement mais tellement de pauvreté.
Et bien du racisme entre les péruviens eux-mêmes.
Sur ce mot, qui se veut positif, bonne nuit a tous !!
(photo d'un festival folklorique ou j'ai ete dimanche. Ici, danse autour du drapeau nationale, du departement de Huanvelica) |